Lundi 20 avril 2009 1 20 /04 /Avr /2009 18:48

Samedi 25 avril, le matin, à partir de 10HRE30

LA MALLE AUX HISTOIRES
Avenue Jean Lolive
Métro HOCHE, 93500 PANTIN

http://www.manuscrit.com/Article.aspx?id=4780

Par Solène alias la Zouz' - Communauté : Un max de buzz !
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Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /Avr /2009 14:07
FLYER TRUC à cliquer ! Et à IMPRIMER pour faire passer. Merci !
Par Solène alias la Zouz' - Publié dans : roman - Communauté : Un max de buzz !
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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /Avr /2009 23:53
 
"Pour faire la liaison entre la jet-set fashion de New York et le 9-3, entre passé et présent, entre paillettes, ballons de côte, Internet et Céline, il y a ce drole de conte virtuel, à la fois léger et grave, joliment raconté et dialogué, ce "blablablog" que l'on sait inventé mais qui a paradoxalement, et ce n'est pas la moindre de ses réussites, toutes les allures de la réalité"
Erix Mettout, Rédacteur en chef de L'Express.fr et Lire.fr

Par Solène alias la Zouz' - Publié dans : roman - Communauté : Petites annonces
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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /Mars /2009 18:15
L'orage ou la flûte le blablablog.com étant sélectionné  pour le prix du Premier roman en ligne2009, ce sera pour Solène Vosse l'occasion de rencontrer ses lecteurs et de dédicacer son livre

Mardi 31 mars à partir de 18 heures
Galerie du Passage du Retz
9 rue Charlot
75003 PARIS
 
Comme  son héroïne, Solène a grandi "de l'autre côté du périf", dans les banlieues de briques rouges. Elle est aujourd'hui formatrice en markéting. Forte du succès de son blog, c'est tout naturellement qu'elle a décidé d'en faire un premier roman, un livre à part entière.
 
Quatrième de couverture: 
 
"Elle avait, je crois, surtout besoin de vibrer. Elle allait être servie. Servie à mort. Et pas à crédit ! Louis-Ferdinand si tu nous regardes"
 
Né de l'amitiè entre Zélie, alias Zouzou du 9-3 et Angel, L'orage ou la flûte le blablablog.com, nous plonge dans les aventures de deux adolescentes de la banlieue parisienne. Zouzou devenue Top model "malgré elle" fait ses premiers pas à New York, tandis que sa copine Angel restée dans la "céti" se lance dans l'écriture d'un roman, qu'elle rédige jour après jour dans la salle enfumée d'un café.
Ce qui lie ces deux-là, c'est un certain humour slamé, un besoin de tendresse au quotidien, des rêves plein la tête, des baskets trouées et aussi une même passion pour l'écrivain Céline.
L'effet blog est immédiat.Le lecteur constamment sollicité est invité à entrer dans l'intimité des personnages. L'addiction fait son oeuvre. Ce roman d'un nouveau genre séduit aussi bien les adeptes de littérature que les fans de Sex and the city
Les générations MSN, Facebook, SMS ne lisent plus dites-vous ? En tout cas, elles écrivent. Et cette écriture differente, désireuse  de dialogue, traversée par le metissage culturel rend ce livre profondément attachant.
 
Un  ROMAN paru aux éditions Le manuscrit.com... 
 
Par ailleurs, le référencement Electre ayant été demandé -ça fait maintenant plus d'un mois, vous pouvez également le commander chez votre libraire habituel, mais aussi sur  toutes les librairies en lignes...
Par Solène alias la Zouz' - Publié dans : roman - Communauté : Un max de buzz !
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Mardi 25 novembre 2008 2 25 /11 /Nov /2008 15:20
 
 
 
 
 
 
 
 
édité et disponible au manuscrit.com
Par Solène alias la Zouz' - Publié dans : roman - Communauté : Litterature
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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /Nov /2008 09:26
Ils l'ont lu  
 
dépasser ses limites et ses frontières, c'est possible... venez lire comment une fille du neuf-trois se sort de la morosité de ses barres et de ses briques par l'écriture et veut nous le faire vivre. Entre blog et littérature, elle nous entraîne à un rythme rapide et plein de suspens, au long de ses aventures fictives ou réelles, peu importe... le plaisir de lire ce blog imprimé vous attend : langage chébran, maîtrise du verbe de niveau académique... il y en a pour tous les goûts. même ses références qui peuvent étonner les uns ou les autres, mais qui sont un tremplin pour vous donner sa touche personnelle" Philippe vic'R

 

Entre réel et virtuel, la frontière est parfois mince. Le concept de ce roman blog est original. Dans l'Orage ou la flûte, une graine d'écrivaine de grand talent nous ouvre les portes de son intimité littéraire et nous fait partager les conversations improbables mais intellectuellement fécondes, engagées à partir de citations, qu'elle tient avec deux génies littéraires qui ne sont pas moins que Céline et Rousseau, tout en rebondissant sur certains comms virtuels mais bien réels que lui laissent les visiteurs de son blog ... Du talent, une grande culture littéraire, et surtout beaucoup d'humanité dans ce premier roman qui ne passera pas inaperçu ! Nico
 
 
Amazon 5.0 étoiles sur 5 une littérature pas rombière pour deux sous, 11 septembre 2008
apparemment le premier roman publié de cette auteure, qui l'a construit avec une touche personnelle savoureuse : entre les phrases au cours majestueux semblable à la Loire, et les slams d'amoureuse d'un mystérieux coyote... vous vous régalerez à lire ces variations de style d'un français libéré de contraintes, mais capable de faire passer des leçons de vie, d'ouvrir des portes d'espérance dans le neuf trois autant qu'à New York et à Nantes (peut-être pas au Maroc?)... cette obsédée textuelle exige parfois de qui la lit un peu d'imagination, mais ce blog imprimé se lit avec délices, et se relit de même : c'est souvent si bien trouvé qu'on en redemande... vivement le petit frère...

Où le commander:

 

Le manuscrit.com...

  l'éditeur (où on peut voter pour un extrait)

 
 
 
une autre librairie en ligne... où vous pouvez y lire la 4e de couverture
Par Solène alias la Zouz' - Publié dans : roman - Communauté : La gazette des blogs
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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /Nov /2008 08:37
Sale moment ! qu'elle s'exclame la patronne du Nemrod. Mais  personne ne l'entend pour cette simple et bonne raison: aucun mot ne sort de  sa bouche béante. Pensez, une descente de police dans son honnête établissement... Les bras lui en tombent à la Mémène, en même temps que sa peau de chamois. Sourcils en accents circonflexes sur ses yeux ronds comme des O majuscules, comme ça suspendue à la scène comme dans un mauvais rêve, elle se demande si elle va pas se réveiller d'un instant à l'autre. Et ce sera pas vrai tout ça.
Elle a beau faire mine qu'elle comprend rien à la raison qu'les flics sont là, elle sait pertinemment qu'elle se ment à elle même, pasque le mensonge, c'est souvent un raccourci qu'on prend pour gagner du temps, sauf qu'y a jamais de panneau qui signale qu'c'est d'une voix sans issue dont il s'agit. Manquerait plus qu'ils l'arrêtent aussi pour non dénonciation de crime !!!
En passant derrière le comptoir, vous pourriez entendre dans ses tempes, son coeur qui s'accèlère, tandis qu'elle assiste à l'interpellation du p'tit futé qui feint, tout comme elle, de pas comprendre. Plaqué au mur, le regard fou et la bave aux lèvres, il tente bien de se défendre, mais il a encore tellement picolé qu'il fait pas le poids face à l'armoire à glace qui lui passe les menottes sans ménagement.
Et surtout surtout, y'a cet officier de la PJ de Paris qu'a sûrement pas fait le déplacement jusqu'ici, uniquement pasque le kawa est moins cher que dans la capitale. Après un mois d'une enquête rondement menée, et d'une  cavale de deux semaines simulée, ça n'a pas l'air de l"amuser d'voir la tronche de "psychopate" que ses collègues lui ont fait sur le portrait robot.
Ben quoi ? L'est là le T-shirt blanc. Qu'est ce vous croyez ?  La patronne du Nemrod, elle a reconnu son client du matin, à la minute même où ce dernier est entré brusquement en dégainant sa carte. Et ce, malgré cette barbe épaisse qui a remplacé celle de 3 jours. Sinon,  le 501, la veste en denim, les baskets... le crâne dégarni et le front tout raturé, tout y est ! 
A force de trembloter de partout, ça finit que la Mémène, elle en perd toute pudeur. Elle lui crie ses quatre vérites dans l'ordre croissant, au p'tit futé: sournois ! menteur ! violeur! assassin ! Ce qui lui fait remonter tous les soupçons des profondeurs de son inconscient. De le voir maitrisé par les forces de l'ordre qui l'ignorent elle, ça l'aide à retrouver toute sa verve. Pis soudain ça fait tilt dans sa tête. Dans le journal local,  y z'ont dit que, le sérial killer il rencontrait ses victimes sur les forums d'Internet. Des jeunes filles très jeunes et très naïves. Forcément naïves, et qui se laissaient conter fleurette, un peu comme de vieilles petites filles un peu névrosées qui préfèraient encore faire des tours de manège virtuels, plutôt que d'affronter le monde et ses réalités. De pulsions meurtrières en errances alcooliques à travers la France, le ptit futé se connectait dans les cybercafés, se gardant bien de dire aux filles qu'il était sans domicile fixe et sans emploi. Même qu'il s'était inventé un modeste F3 dans la capitale et les centres villes de province, et dans lequel il vivait avec un gros chat blanc.
Comme il est loin d'avoir une tête à jouer les séducteurs ni le genre, il  repérait dans les bistrots qu'ils fréquentait l'habitué le plus taciturne et en retrait, auquel il ferait porter le chapeau de d'son crime d'une extrême barbarie. Son scénario était rodé, et (presque) parfait..
Certes, jusque là ça se tient, mais la Mémène y'a quand même un truc qui la turlupine: cette fille c'est bien derrière le type au T-shirt blanc qu'elle courrait, la dernière fois qu'on l'a vu vivante ?  Que s'est-il donc passé entre le moment où elle a rattrapé çui qu'elle a confondu avec son amoureux virtuel et l'heure fatale où, elle aurait trouvé la mort dans le bois ?
Le visage de cette jeune fille avec un grain de beauté au coin des lèvres, la Méméne dit qu'elle l'oubliera jamais, la nuit il l'empêche de dormir, et elle pense aux pauvres parents.
N'y tenant plus, elle finit par laisser couler deux larmes, puis quatre, et très vite, elle ramasse parterre sa peau de chamois qui va lui servir de mouchoir, car les larmes on les compte plus, quand elle s'aperçoit d'un coup qu'entre le Nanard perdu à l'Ouest dans ses divagations ethyliques et Dédé les gros bras dans un état grave avancé, y a pu personne pour l'écouter, pasque évidemment, l'arrestation s'est passée en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire.
C'est minuit par là, quand la voiture banalisée de police s'arrête devant le commissariat central. Une nuit noire recouvre la ville. Et alors que la façade du batiment nimbé de brouillard laisse filtrer des lueurs fugitives -rumeurs de vie, le souvenir obsédant de la morte du bois plane comme une âme esseulée, au dessus des sombres montagnes, au loin...
 
                                                                                                    A suivre
Par Solène alias la Zouz' - Publié dans : Nouvelle en ligne
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Jeudi 16 octobre 2008 4 16 /10 /Oct /2008 03:21
Quand je regarde à la f'nêtre, jvois la nuit qui guette et attend comme une araignée sur la toile que, quelqu'un vienne s'engluer d'dans. Y'a pas d'lune ni d'étoiles. C'est l'heure entre chien et loup des silhouettes furtives de la rue spleenétique dont on voit plus le bout. C'est l'heure où dans le parc des Buttes Chaumond en bas, seul règne le silence. Et les chats de goutière. Ombres fugitives du côté des séquoias. Zombies en haillons, squelettiques et sombres, ils sont vraiment trop zarbis ces arbres en leur dénuement. Pas la première ni la dernière fois qu'ils pleurent leur californie d'origine. Un vrai concert d'opprimés à faire voler bas les kleenex, sous l'assaut d'la pluie et du vent. Aussi j'cherche pas d'prétextes  pasque c'est le soir d'Halloween, fête de la citrouille, des sorcières et des trépassés.Et moi j'trouille my life, cause d'une vilaine sorcière qui voudrait t'prendre à moi. Quand j'regarde à la f'nêtre, j'suis pas dans ta tête, mon coeur. J'vois la nuit qui guette, les arbres qui pleurent, avec leurs grands bras lévés au ciel. J'entends leurs suppliques et des enfants qui sonnent à la porte. J'leur donne des bonbons au miel. A y'est, j'ai les idées noires. En même temps, c'est le soir d'Hallowen, fête de la citrouille, des sorcières et des trépassés. Les arbres pleurent, et moi j'ai peur. J'sais pas faire mine que tout va bien, j'fais que ressasser, cause qu'une vilaine sorcière voudrait te prendre à moi. En vérité, j'trouille my life pour rien.
Par Solène alias la Zouz' - Publié dans : Slam
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Jeudi 16 octobre 2008 4 16 /10 /Oct /2008 02:58
La suite? Ben voilà la suite, elle nous ramène au Nemrod deux semaines plus tard, en cette fin de journée poisseuse d'Halloween, fête de la citrouille, des sorcières et des trépassés.

Et bonjour l'ambiance. Dans cet antre de l'amitié braque et des blattes, on retrouve les SDF de la dernière fois. Ils sont trois. Nanard le cromagnon hirsute et poète à ses heures, Dédé les gros bras, le grand costaud au foulard sur la tête façon ghetto et Filou le p'tit futé à la boucle d'oreille et au bracelet clouté, le marginal pur et dur. Un ancien de la légion… Habitués de la première et dernière heure, il font tous les jours l’ouverture et la fermeture de ce bar réputé, à tort ou à raison, mal famé par les gens du quartier.

C’est l’heure où Nanard fait mine de chercher ses rimes, affalés au comptoir, l’heure chelou entre chiens et loups où Dédé et Filou se raccrochent comme lui au zinc. Au hit panade des vannes grasses en veux tu, tant pis en vla, entre les trois alcoolytes y’a pas de doublure. Les pires grossièretés partent aussi parfois et s’envolent aussitôt en fumée, un peu comme un brouillard qui vadrouillerait dans les idées. Tant que les mots ne les éloignent pas trop du rêve, ils sont contents comme ça. Pour le moment, il s’agitent moderato, mais ils faut s’attendre que d’un instant à l’autre,ils s‘agrippent par le paletot en se traitant de tous les noms d‘oiseaux. Alors Méméne la patronne, elle est obligée d’entendre des choses qu’en choqueraient plus d’un, et, en plus, d’attendre, tout en astiquant mollement son percolateur qui brille à force, comme un sous neuf. Mais c’est à la manière qu’elle a de passer sa peau de chamois, dans le brouhaha lancinant des mots, que l’on saisit la bizarrerie et l’inquiétude des existences aux lendemains gris d’incertitude.

Si les choses de la vie étaient affaire de logique, ça se saurait. La vie souffle le chaud et le froid, imprévisible comme la météo. C’est bien connu, y’a plus de saison. La preuve que le monde ne tourne pas rond. Rien de nouveau, en fait. Sauf peut-être, cette atmosphère glauque qui colle aux carreaux comme la boue et le sang séché aux godillots du p’tit futé. Combien de fois ce dernier s’est-il vanté d’avoir des cadavres sous les semelles ? Déjà que la Méméne, c’est une écorchée vive de la trouille, du coup cette image là, épouvantable, il faudrait l’enterrer profond avec plein de terre dessus.

Faut dire aussi que, dehors, la rue entr’aperçue à la lueur blafarde des réverbères ne montre plus que les ombres rampantes des arbres. Pas âme qui vive, pas un chat de gouttière sur le trottoir tapissé de feuilles mortes d’où monte cette brume épaisse qui remplit le paysage d’une indicible angoisse. C’est net que la Méméne, elle tire la tronche, elle moufte pas… Si il existe un truc au monde où il faut jamais, au grand jamais fourrer son nez ce sont ces histoires là qui puent. Mais elle est curieuse, elle aimerait tout savoir quand même. Oh, elle a bien son idée, malgré tout, que les gens ils transforment la vie des autres en ragots, pour que ces ragots cachent leur vie à eux. Et qu’ils sont pas capables pour autant de se mettre d’accord sur un truc aussi normal que la présomption d’innocence. N’empêche que les mots ils tombent pas dans l’oreille d’une sourde, quand tout à coup, le Nanard semble avoir perdu le fil

-Si ça continue j’vais en prendre un pour péter la gueule à l’autre, qu’il expectore en se grattant le crâne.

Ousqu’il en était déjà avec son « évanescente beauté d’une pâleur spectrale » ? Y’a que les mots, décidemment pour mêler la poésie à toute cette merde.

-y peut dire c’qu’y veut le Nanard, l’avait pas l’air net la gonzesse. Qu’est-ce t’en penses, toi Filou?

-C’que j’en pense, j’l’ai dit aux gendarmes. A sa façon de mater le mec au T-shirt blanc, j’ai tout d’suite vu qu’elle était accro à la testostérone. Les chaudasses, tu les reconnais rien qu‘à leur regard qui appelle l‘extincteur. M’enfin courir comme ça derrière ce type, qu‘elle…

-Putain, les mecs ! La morte du bois, vous savez même pas si c’est cette fille-là. Vous l’avez reconnue sur la photo du journal ? Moi pas ! Celle qu’est rentrée là, affolée comme si elle avait le diable aux trousses, elle était pas maquillée, bon sang ! Alors que l’autre, la morte du bois, on voyait que sa, son rouge à lèvre baveux et son rimmel dégoulinant.

A chaque mot graillonnant, le ton monte allegro. Cette sombre histoire qui enflamme les esprits encore une fois, c’est toujours la même depuis plus d’une dizaine de jours. Tout ça parce que ce fait divers qui a secoué et secoue encore la ville entière, coïncide avec la disparition du mec au T-shirt blanc

- Et tu trouves pas ça bizarre, toi Nanard ? Tous les matins à la même heure pendant un mois, il est venu boire son kawa ici. Et vla que du jour au lendemain, on le voit plus nulle part.

-Avec son portrait robot qu’est affiché partout, si vous le voyez plus, c’est qu’vous êtes mirrots les gars, qu’elle les coupe d‘une voix pointue, la Mémène.

Au fond, elle y’a jamais cru à la culpabilité de son client. D’ailleurs lorsqu’ils ont sollicité son conseil, elle leur a dit au p’tit futé et à Dédé les gros bras que, quand bien même il y aurait quelque chose d’insolite dans cette disparition, c’était pas une raison, pour se présenter spontanément à la gendarmerie; qu’à leur place, elle se mêlerait pas d’ça… Ah que non ! Merde alors ! D’avoir fait d’un innocent un suspect n°1, y’en a qu’un qu’ça arrange bien. Le vrai coupable qu’assassinera aussi vite ailleurs qu’ici. C’est écrit d’avance, et comme ça qu’elle sent les choses, elle, la patronne du Nemrod.

A force qu’elle arrête pas de se monter le mou, toute seule dans son coin, elle a plus du tout de doute là-dessus. Pendant qu’elle fait semblant d’astiquer son percolateur, elle l’observe à la dérobée le Filou, et en fin de compte, maintenant on sait pourquoi elle est pas engageante à son endroit. Elle a rien contre les SDF, la Mémène. Elle stigmatise pas non plus sur la légion C’est juste qu’elle a, à présent, toutes les raisons de croire que le p’tit futé est l’auteur de ce crime qu‘elle juge ignominieux.

Mouais… mais alors cette fille qui n’est pas, c’est sûr et certain, la victime du bois, que lui voulait-elle à ce pauv’ diable en T-shirt blanc ?

La patronne du Nemrod, ça lui avait pas échappé le p’tit manège de la demoiselle, dehors. Ni ce vent mauvais qui l’éparpillait à intervalles réguliers et rapprochés, et la ramenait chaque fois sur elle-même, comme un p’tit tas de feuilles mortes. Ah ! Au dernier coup de bourrasque, comment qu’elle a rappliqué ici, puis s’est jeté en avant à peine entrée jusqu’au télescopage inévitable. Lui, sur le coup, il a râlé qu’elle pouvait pas faire attention… et… ha ha ha …. sa peau de chamois en l’air, la Mémène cligne soudain des yeux, comme si elle avait la berlue. L’air froid du dehors s’engouffre brusquement dans la salle… Un souffle négatif baigne de partout. On se croirait dedans jusqu’au cou… ça ressemble à une espèce de mirage, mais c’en est pas un du tout. Et alors là…

                                                                       A suivre...

Par Solène alias la Zouz' - Publié dans : Nouvelle en ligne
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Mercredi 15 octobre 2008 3 15 /10 /Oct /2008 01:59
Le quartier grelotte entre deux gouttes de pluie, mais comme par hasard, au Café de la "place", je lézarde en terrasse. Lunettes de soleil en serre-tête, je rassemble la meute tout autour de la table. Que des filles.
Dans l’étrange intensité du paysage de mon roman après l’orage, elles ont toutes l’air de venir d’ailleurs, ou d’être de passage… Toutes un peu fantômes et frêles comme le personnage de la Zouz’ qui se réveille en moi, face à cette image…
Bien sûr que je me souviens de ces choses super fragiles… de ces moments d’adolescence on l’on construit not’ monde entre rêve et réalité, pasqu’on a que 17 ans ou même pas, et qu’on est pas sérieux à cet age-là…
Lectrices-tounettes suspendues à mes lèvres… un mot de moi, et boire de l’eau c’est de la balle. Certes, je donne l’impression d’être délurée, d’aller jusqu’au bout de mes délires, mais savent-elles seulement que, mes délires sont surtout dans ma tête, et ne vont pas au-delà de mes propos dans l’écrit ?
Oui je lis, j’écris sans cesse. C’est ma vie de lire, d’écrire… Oui j’aime Céline, Rousseau, Baudelaire, Hugo…. Et nan, « en vrai » je me la zouz’ plus Cosette version Neuf Trois…pasque je suis « une vraie personne pas très très grande (en plus) qu’a rencontré l’Amour très très grand ».
Mais tout compte fait, de ma vie privée je ne dirai rien, et de mon passé encore moins. Quant à la question de la réalité, elle ne se pose même pas, puisque c’est l’écriture la réalité -elles l’auront compris. L’écriture épicétou.
 
Bon, on beau dire, rester modeste, ça fait quand même son effet. Vla que l’une d’elles aimerait bien que je raconte d‘avantage… que je donne un peu plus de détails… Elle voudrait connaître l’histoire de « Laura joue de la flûte »…
Euh, le pire, c’est qu’il ne me vient pas même pas à l’idée de rectifier le tir, et de lui préciser que le titre, c’est « L’orage ou la flûte ».
Tout d’un coup je n’arrive plus à savoir qu’elle est la réalité ? Ma réalité… Si c’est quand je travaille en pyjama chez moi sur mon ordi, ou quand je parle dans la rue à des inconnues, de ce livre que j’ai écrit ?
De mon échappée parisienne, c’est l’instant le plus marquant. L’instant où je décide d’arrêter de courir dans l’ombre des grandes. Les grandes c’est Nothomb, Angot, Millet… pas moi ! Faut bien se faire une raison : mon toquard de bouquin ne fait pas le poids face au Fait du prince, Le marché des amants et Jour de souffrance, le tiercé gagnant de la rentrée littéraire.
Ben oui, les p’tits loups, résultat des courses, quand le blues est là, la foi en soi s’en va. Quoique… bizarrement j’ai au fond une sorte d’intuition positive, et c’est le sourire aux lèvres, malgré tout, que je mets à parler parler parler… de l’écriture justement. L’écriture nourrie de ma vie, mes voyages, ma poésie… Bien sûr que je puise dans ma vie. ¨N’empêche qu’il ne faut pas se méprendre par ce qu’on appelle ma vie, puisque je vis dans mes rêves…Enfin nan, plus maintenant, car je peux dire qu’aujourd’hui, je vis la vie dont je rêvais. Avant et d’puis le début du blablablog, il n’y avait que le rêve de cette vie. Pasque oui, j’ai vécu dans le virtuel avant de vivre dans la vraie vie, ce dont je rêvais…
Les filles, elles écoutent, sans oser m’interrompre…
Ce n’est qu’après qu’elles me diront qu’elles ont pas voulu rompre le charme, cause qu’elles aimaient ma voix « rauque et posée ». Ah ouais ?! Bref c’est tout juste si elles m’ont pas dit qu’elles en avaient rien à faire de ce que je racontais mdrrr
Par La Zouz' - Publié dans : roman
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  • Véritable obsédée textuelle, j'ai du mal à exister en dehors de l'écriture. Un roman publié, chroniques, poésie urbaine... j'ai pas la plume dans ma poche, et je préfère faire couler l'encre, plutôt que les larmes...

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Ah, si j'm'écoutais, comment qu' j'me laisserais emporter, et toute entière encore, par ce rytme magico-mystique qui vous transforme l'univers en un rien d'temps !!! Vous auriez qu' à dire "cap", et vous verriez avec quel doigté inspiré j'peux vous la jouer grandiose. Un seul mot de vous, et je partirais good-looking au quart de tour, histoire de vous montrer comment qu'on fait du beau avec du moche...  Et vous auriez never never jamais rien lu d'aussi beautiful.
 

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